Newsletter du 18-5-2003
Programme du jour
Grand Théâtre Lumière
Dates Horaires Titre  Réalisateur(s)  Catégorie  Durée
Dimanche 18 11:30 ELEPHANT Gus VAN SANT En compétition 81.00
Dimanche 18 14:00 SWIMMING POOL François OZON En compétition 102.00
Dimanche 18 17:00 LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE Sylvain CHOMET Hors compétition 79.00
Dimanche 18 19:30 SWIMMING POOL François OZON En compétition 102.00
Dimanche 18 22:30 ELEPHANT Gus VAN SANT En compétition 81.00

Salle Buñuel
Dates Horaires Titre  Réalisateur(s)  Catégorie  Durée
Dimanche 18 14:45 L'ULTIMA SEQUENZA Mario SESTI Rétrospective 50.00
Dimanche 18 17:00 LE ROMAN DE MILDRED PIERCE Michael CURTIZ Copie restaurée 111.00
Dimanche 18 19:30 CHRONIQUE DES ANNÉES DE BRAISE Mohammed LAKHDAR-HAMINA Hommage 177.00

Salle de presse
Dates Horaires Titre  Réalisateur(s)  Catégorie  Durée
Dimanche 18 11:00 SWIMMING POOL François OZON En compétition 102.00
Dimanche 18 12:30 ELEPHANT Gus VAN SANT En compétition 81.00
Dimanche 18 14:30 LES TRIPLETTES DE BELLEVILLE Sylvain CHOMET Hors compétition 79.00
Dimanche 18 15:30 LES FANTÔMES DU TITANIC James CAMERON Hors compétition 62.00

Théâtre Claude Debussy
Dates Horaires Titre  Réalisateur(s)  Catégorie  Durée
Dimanche 18 11:00 ARIMPARA Murali NAIR Un certain regard 90.00
Dimanche 18 14:00 MILLE MOIS Faouzi BENSAIDI Un certain regard 124.00
Dimanche 18 16:45 ARIMPARA Murali NAIR Un certain regard 90.00
Dimanche 18 22:00 MILLE MOIS Faouzi BENSAIDI Un certain regard 124.00
Actualités du jour
Flashback du samedi 17 mai
Hier, Cannes s'est tourné vers le sud. L'Italie et la Turquie étaient en effet en compétition pour la Palme d'Or. Le premier pays était représenté par Il cuore altrove de Pupi Avati, une histoire d'amour impossible entre un homme vierge et naïf, incarné par Neni Marcoré, et une manipulatrice interprétée par Vanessa Incontrada. Le second pays était quant à lui à l'honneur avec le mélancolique Lointain de Nuri Bilge Ceylan. Ce dernier y met en scène les retrouvailles difficiles entre un photographe désabusé et solitaire et son jeune cousin, venu à Istanbul pour y trouver un emploi.
Plus au sud encore avec l'inauguration dans le village international d'un pavillon dédié aux "Cinémas du Sud" par Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication, Pierre-André Wiltzer, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, et Roger Dehaybe, administrateur général de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie. Ces derniers y ont présenté un programme d'aide à la création et à la diffusion du cinéma africain.
Puis retour en France avec la présentation hors-compétition du thriller Qui a tué Bambi ? emmené par le duo Sophie Quinton et Laurent Lucas. Un baptême en quelque sorte pour le réalisateur Gilles Marchand qui effectue ici sa première venue à Cannes. La montée des marches s'est ensuite animée avec l'arrivée sur le tapis rouge de l'équipe de Blueberry (Vincent Cassel, Jan Kounen, Juliette Lewis et Michael Madsen), présente sur la Croisette pour la diffusion de dix minutes du film.
C'est sur un parfum de nostalgie que cette quatrième journée cannoise s'est terminée. Le Théâtre Claude Debussy accueillait en effet une pléiade de stars, parmi lesquelles Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Charles Berling et Philippe Noiret, pour une soirée consacrée à la mémoire du cinéaste Maurice Pialat et du producteur Daniel Toscan du Plantier, tous deux décédés cette année.

A la mémoire de Pialat et de Toscan du Plantier
Le Festival se souvient. Le Théâtre Claude Debussy accueille le 17 mai une soirée à la mémoire de Maurice Pialat, disparu le 10 janvier, et Daniel Toscan du Plantier, décédé le 11 février durant le Festival de Berlin. Au programme : un documentaire inédit de vingt minutes suivi de la projection de Sous le soleil de Satan produit par Daniel Toscan du Plantier, Palme d'or controversée en 1987.
Une soirée qui a réunni le gratin du septième art français de Claude Lelouch à Jean-Jacques Aillagon en passant par Sandrine Bonnaire, Gérard Depardieu (le duo de Sous le soleil de Satan), Isabelle Huppert, Nicole Garcia, Patrice Chéreau, Philippe Noiret, Danièle Thompson, Brigitte Fossey, Jean Rochefort, Vincent Perez et bien d'autres, et qui sera suivie le lendemain par la présentation de courts métrages de Maurice Pialat et de documents inédits sur son oeuvre. Pour ne pas oublier.

Bambi fait sa première montée des marches
Qui a tué Bambi ? n'est pas un dessin animé comme pourrait le laisser sous-entendre le titre du film mais un mélange entre thriller et "histoire d'amour" (dixit Sophie Quinton). Présenté en sélection officielle, hors-compétition, ce premier long métrage est signé Gilles Marchand, scénariste entre autres de Harry, un ami qui vous veut du bien et de Bon voyage. Cette oeuvre cinématographique est également une première pour Sophie Quinton, qui incarne ici Isabelle, une élève-infirmière en proie au trac et à des malaises réguliers. Au cours de son stage, celle-ci va croiser le docteur Philippe, un médecin peu loquace qui hante les couloirs de l'hôpital, et découvrir ses moeurs pour le moins étranges... Dans ce film placé sous le signe de la peur et de l'attirance, Isabelle symbolise la candeur et fonctionne à l'intuition ; le docteur Philippe, qu'interprète Laurent Lucas, existe par une démarche et un profil de "vampire", tandis que Véronique, la cousine d'Isabelle incarnée par Catherine Jacob, se fait la voix de la raison et l'incarnation d'un esprit cartésien qui ne laisse place à aucune fantaisie. Devenant la proie du docteur Philippe, Isabelle n'aura de cesse de se faire appeler Bambi par ce dernier. Gilles Marchand confie : "Le nom de Bambi fait incontestablement référence au personnage du faon dans le film Disney. C'est à la fois un grand héros mais également un petit être fragile qui garde les yeux ouverts sur le monde."

Le Coeur ailleurs : l'impossible et émouvante histoire d'amour de Pupi Avati
L'Italien Pupi Avati présente aujourd'hui en compétition Le Coeur ailleurs, une émouvante et impossible histoire d'amour entre un candide professeur et une jeune aveugle. C'est la cinquième fois que ce prolifique cinéaste, membre du Jury en 1994, présente un long métrage à Cannes.
Pour Le Coeur est ailleurs, Pupi Avati s'est entouré de grands noms italiens, parmi lesquels Neni Marcoré, star du petit écran, l'actrice Sandra Milo, qui a notamment collaboré avec Federico Fellini, mais également l'homme de théâtre Giulio Bosetti et le chanteur Nino d'Angelo. Vanessa Incontrada, sublime actrice principale du film, a quant à elle été choisie après un imposant casting et la vision d'une publicité pour un téléphone mobile.
Pour Pupi Avati, Le Coeur ailleurs appartient à "un type de cinéma qui aime le public. Ce film m'a permis de me rapprocher de mon cinéma. Le septième art a tout fait pour que je me désamourache de lui, j'avais même envisagé différentes options, dont la retraite. Mais ce film m'a en quelque sorte un peu sauvé." Histoire d'amour impossible, Le Coeur ailleurs est surtout un vibrant message d'espoir. Où comment un homme naïf et un peu transparent peut se découvrir et grandir au travers d'une histoire douloureuse.

Le lointain bonheur de Nuri Bilge Ceylan
Pour sa seconde venue au Festival de Cannes après le court métrage Koza présenté en sélection officielle en 1995, le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan dresse un portrait mélancolique de la Turquie contemporaine dans Lointain, présenté en compétition ce samedi 17 mai.
Photographe désabusé et solitaire, constatant chaque jour un peu plus le fossé qui se creuse entre ses idéaux et son morne quotidien, Mahmut accueille chez lui son jeune cousin Yusuf. Ce dernier est venu à Istanbul pour échapper à la crise économique qui frappe les campagnes turques et trouver un hypothétique emploi comme marin ou mousse sur l'un des nombreux cargos du port. Deux hommes pourtant liés par le sang, mais incapables de se rapprocher, tels deux étrangers isolés au coeur de la ville...
Bénéficiant d'une photographie épurée et des paysages mélancoliques de la Turquie enneigée, Lointain repose surtout sur ses comédiens principaux Muzaffer Ozdemir (déjà à l'affiche de Nuages de mai de Nuri Bilge Ceylan) et le jeune Mehmet Emin Toprak (habitué du cinéaste depuis Kasaba en 1998), très sobres et très intérieurs dans leur quête d'un ailleurs finalement inaccessible : le bonheur disparu pour Mahmut, la promesse d'un avenir meilleur pour Yusuf qui voit chaque jour les bateaux partir vers un horizon lointain qui ne sera jamsi sien...
Uzak est une oeuvre touchante portée par l'intensité des regards et des non-dits et l'humanité de ses deux personnages principaux, sur laquelle plane l'ombre de Mehmet Emin Toprak, disparu à l'âge de 28 ans dans un accident de la route en décembre 2002.


Vous autorisez le Festival de Cannes à vous envoyer des e-mails périodiquement
pour vous informer de son actualité.
Si vous ne souhaitez plus recevoir ces e-mails, merci de vous désinscrire.

Se désinscrire / Unsubscribe